Améliorer les conditions d’éveil des enfants et permettre aux enseignantes d’exercer leur métier de manière sereine et assidue.

Des barrières à franchir

Dans cette société hautement patriarcale, où les droits des femmes sont quotidiennement bafoués et où leurs opportunités professionnelles sont extrêmement limitées, la garde des enfants ajoute un frein supplémentaire à l’accès des femmes à l’emploi. Les structures d’accueil de la petite enfance (l’école ne commence qu’à 6 ans) sont très rares, voire inexistantes dans les zones rurales. Certaines femmes, bien que formées, ne peuvent ainsi pas exercer leur métier d’enseignante car elles n’ont aucune solution de garde pour leurs enfants. Cela a également des conséquences sur les enseignantes en poste, qui ont un fort taux d’absentéisme.

Or, la présence de personnel enseignant féminin dans les établissements scolaires est essentielle pour favoriser leur fréquentation par les filles qui se sentent ainsi plus en sécurité et moins jugées, et que la famille laisse davantage rejoindre les bancs de l’école lorsque les cours sont dispensés par une femme.

Notre réponse

Depuis 2004, Afghanistan Libre a mis en place et gère 4 crèches dans l’enceinte des écoles. En moyenne 20 à 25 enfants d’enseignantes sont inscrits dans chaque crèche. Les enfants sont accueillis toute la journée aux heures où travaille leur mère dans des lieux adaptés à leur éveil et encadrés par des professionnelles. Les encadrantes sont régulièrement formées par des professionnels au développement  de la petite enfance et à la nutrition.

Les enfants bénéficient d’un repas équilibré par jour et leur état de santé est surveillé par les éducatrices et l’équipe d’Afghanistan Libre grâce à un tableau de suivi minutieusement complété par les équipes.