Encourager l’éducation des jeunes filles

Encourager l’éducation des jeunes filles
Promouvoir une éducation de qualité pour les filles afghanes afin de leur ouvrir un plus large champ des possibles, pour leur futur professionnel mais également pour leur futur en tant que femme et actrice à part entière de la société.
Des barrières à franchir

L’accès à l’éducation s’est amélioré, passant de un million d’élèves (presque tous des garçons) en 2001 à 8 millions en 2015 avec 39% de filles. Malgré ces améliorations de nombreux facteurs entravent encore la scolarisation, en particulier celle des jeunes filles : le manque d’infrastructures, l’éloignement des écoles en zones rurales, l’insécurité sur le chemin de l’école, la persistance des mariages précoces. Le manque  d’enseignants et surtout d’enseignantes (seules 30% des enseignants sont des femmes) est également un frein important tout comme leur manque de qualification (seulement 24 % des enseignants répondent aux qualifications minimales). Ainsi en 2017, 1/3 des enfants afghans sont encore laissés pour compte dont 75% de filles.

Notre réponse : soutenir 6 écoles publiques et plus de 10 000 élèves

 1. Améliorer la qualité des établissements scolaires

– Réparation, dotation en fournitures et matériel scolaire, équipements sanitaires

– Comprenant l’importance de la lecture dans le processus pédagogique, nous avons ouvert et gérons toujours 3 bibliothèques dans les écoles de Malalai (Panjshir), Khoja Lakan et Naswan Paghman (Paghman).

– En 2016 nous avons permis à nos 2 écoles du Panjshir (Malalai et Keraman) d’être électrifiées à l’énergie solaire.

 2. Préparer les étudiantes à l’examen universitaire (le kankor)

Depuis 2011, nous avons mis en œuvre un projet de préparation aux examens destiné aux étudiantes des régions rurales (Board Exam Préparation). Afin de préparer au mieux l’examen, nous avons choisi de mettre l’accent sur les matières scientifiques (mathématiques, physique, chimie, biologie) qui ont le plus fort coefficient à l’examen. En leur donnant des cours supplémentaires de ces matières, nous augmentons les chances de succès des étudiantes. Nous leur permettons d’approfondir leurs connaissances et de prendre conscience de leurs capacités.

En 2016, ce sont plus de 300 élèves, qui ont bénéficié de cette préparation avec un taux de réussite au Kankor de 70% contre 35% en moyenne nationale. L’obtention de ce concours leur augure une réussite universitaire et professionnelle.

 3. Renforcer les capacités des enseignantes

Depuis 2011, Afghanistan Libre organise également chaque année des formations de plusieurs semaines pour renforcer les connaissances des enseignantes dans les matières scientifiques, dans lesquelles elles ont souvent des lacunes. Pour cela nous faisons appel à des professeurs de Kaboul ayant un niveau supérieur à celui du personnel des écoles rurales. En 2016, Afghanistan Libre a formé 200 enseignantes.

Cependant les lacunes des enseignantes ne peuvent être comblées par une formation de quelques semaines par an mais nécessite une formation continue. Or l’insécurité sur les routes, la disponibilité limitée des professeurs de Kaboul, la disponibilité des enseignantes elles-mêmes, sont autant d’obstacles à la mise en œuvre d’un plan de formation continue.

Ainsi, pour pallier au problème de l’accès à la formation, Afghanistan Libre a réfléchi à une méthode innovante pouvant être adaptées au contexte actuel de l’Afghanistan et a commencé, en 2016, à mettre en place un système d’auto-formation. Il s’agit d’une pièce équipée d’un poste de télévision, d’un lecteur de DVDs et du matériel pédagogique tel que des DVDs comprenant des cours, des supports de cours et des évaluations. Cela permettra aux enseignantes de se former de manière continue afin d’améliorer la qualité de l’enseignement au sein de leurs écoles. Les enseignantes ont commencé à bénéficier de ce programme à la rentrée de mars 2017.

 4. Faire du sport une matière tout aussi légitime que les autres

Dès ses débuts Afghanistan Libre a eu à cœur de mettre en place des cours de sport dans ses écoles. C’est pourquoi dès 2002, en partenariat avec Sport Sans Frontière (aujourd’hui Play International) nous avons construit ou amélioré des terrains de sport dans les écoles, acheté du matériel adapté et formé les professeurs de sport.

Grâce aux actions d’Afghanistan Libre, le sport est aujourd’hui intégré dans le programme officiel de l’éducation nationale afghane. Cependant, la pratique de cette matière reste très aléatoire selon les écoles voire inexistante, notamment dans les écoles de filles.

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